
C’est un bien mauvais vent venu du nord que les Allemands font souffler sur l’Alsace- Lorraine en ce début d’année 1945. Trop souvent occultée dans les livres sur la Seconde Guerre mondiale par la très médiatique bataille des Ardennes, l’opération « Nordwind » n’en constitue pas moins, comme l’a écrit Francis Rittgen, « la dernière offensive allemande sur la France ». Afin de bien comprendre dans quel contexte les Allemands ont pu en arriver à d’une part planifier et d’autre part déclencher l’opération « Nordwind », il nous faut examiner rapidement les principales étapes de la bataille des Ardennes.
« Il n’y a personne que j’aimerais mieux avoir avec moi que Louis Mountbatten si j’étais dans le pétrin… Et personne qui m’y mettrait plus sûrement ! » Difficile de contester ce jugement péremptoire de l’amiral sir James Somerville, car Lord Mountbatten, arrière-petit-fils de la reine Victoria et cousin du roi George VI, s’est acquis une solide réputation de casse-cou… et de casse navires : depuis le début de la guerre, son destroyer, le Kelly, a été successivement torpillé, miné, bombardé et pratiquement rasé, mais au prix d’efforts héroïques, le capitaine de vaisseau Mountbatten est toujours parvenu à le ramener au port…
Le 7 mai 1954, au terme de huit années d’une guerre difficile menée sans réelle volonté politique, s’achevait à Diên Biên Phu tout espoir pour la France de sortir la tête haute du bourbier indochinois. Signe avant-coureur du déclin irréversible de l’empire colonial, cette défaite allait bientôt mettre un terme à près d’un siècle de présence française en Extrême-Orient. Pourquoi donc la France était-elle allée se battre dans une cuvette perdue, nichée aux confins du Laos et du Nord-Viêt Nam ?
Jeune officier de réserve en situation d’activité, Raymond Legoubé a rejoint l’Indochine à la fin de l’année 1952. Affecté au 3e bataillon thaï, unité des troupes coloniales à recrutement indigène, il dirige le commando de l’unité lors de la bataille de Diên Biên Phu. Il nous livre ici un témoignage précieux et vivant qui a pour particularité d’évoquer un épisode mal connu de la bataille : la désertion d’une partie des tirailleurs du BT3.
22 juin 1941. Adolf Hitler déclenche la plus grande offensive de tous les temps, l’opération « Barbarossa ». Sur un front de 3 000 kilomètres s’étirant de Mourmansk au littoral roumain de la mer Noire, 3 200 000 soldats et 3 650 chars s’élancent à l’assaut de l’Union soviétique, au dépend de laquelle le Führer a choisi d’établir le Lebensraum, l’espace vital nécessaire au peuple allemand. Parmi les 159 divisions de la Wehrmacht et 42 finlandaises, slovaques, roumaines et hongroises jetées dans cette immense bataille, se trouve la 10. Panzer-Division dont les hommes sont des vétérans de la campagne de France.
Le 19 juillet 1881, Charles Grosjean épouse Louise Raphat à Marseille. De l’union de ce couple de journaliers naissent cinq enfants. Anna (1882-1885) et Virginie (1887-1890), mortes durant leur petite enfance, mais aussi Isidore né en 1884, Alexandrine née en 1890 et enfin Louis né en 1892.
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