Ligne de Front - 1900 / 2000 : un siècle de guerre terrestre : analyse, documents et témoignages

Au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, adhérant aux conclusions de la conférence de Panama City réunissant plusieurs nations panaméricaines, le Brésil annonce sa neutralité. Peu après la chute de la France, en juillet 1940, un autre sommet réunissant les mêmes pays déclare que tout acte d’hostilité à l’encontre d’un État américain et perpétré par une nation étrangère au continent serait considéré comme une agression par l’ensemble des États liés par le traité de collaboration. L’attaque japonaise contre la base aéronavale de Pearl Harbor le 7 décembre 1941 rendant effectif ce traité, en janvier 1942, le Brésil rompt toute relation diplomatique avec les membres de l’Axe. Durant l’année 1942, un certain nombre de navires brésiliens sont coulés par des sous-marins italiens et allemands ; ces faits, causant la mort de nombreux ressortissants brésiliens, conduisent Rio de Janeiro [en 1960, la capitale brésilienne sera déplacée dans la ville nouvelle de Brasilia – NdlR] à déclarer la guerre à l’Italie et à l’Allemagne le 22 août 1942.
En novembre 1942, sur tous les fronts, de Guadalcanal à El-Alamein en passant par Stalingrad et le Caucase, les Alliés reprennent l’initiative. Ce mois est également crucial pour le destin de la France et de son Armée. Le 8 novembre, les troupes anglo-américaines débarquent sur les plages du Maroc et d’Algérie. Non seulement le maréchal Pétain ordonne de tirer sur « l’envahisseur anglo-saxon », mais il autorise en prime l’intervention des Allemands et des Italiens en Tunisie. Les autorités françaises d’Afrique du Nord hésitent cependant à combattre les Américains et à ainsi devenir l’allié objectif de la Wehrmacht. Le 11, la décision hitlérienne d’envahir la zone Sud de la métropole lève les ultimes réticences françaises à désobéir aux ordres du « vieux maréchal » et fait basculer l’Armée d’Afrique dans le camp de l’Alliance. La campagne de Tunisie débute.
L’histoire de la « Leibstandarte » se confond avec celle du national-socialisme dont elle est une émanation directe. Non sans une certaine ironie, notamment au regard de la compétition qui opposera SA et SS, compétition qui atteindra son point d’orgue avec la « nuit des longs couteaux » de 1934, c’est Ernst Röhm qui va présider à la naissance de cette unité qui combattra sur tous les fronts ou presque de 1939 à 1945.
« Il convient de souligner que, dans l’ensemble, les Waffen-SS jouissent d’une réputation de tout premier ordre. On
insiste surtout sur la qualité de leurs performances, l’esprit de camaraderie qui règne entre eux et, dans ce même
ordre d’idée, sur les excellents rapports entretenus entre les officiers et les hommes de troupe. Il y a aussi des
avis plus mitigés, moins favorables. Certains disent que les officiers des Waffen-SS sont insuffisamment formés,
que les soldats y sont parfois sacrifiés inutilement. D’autres pensent que les Waffen-SS exercent une sorte de
surveillance de la Wehrmacht ; que la brutalité est la qualité essentielle vers quoi tend toute la formation de l’homme
de troupe SS. Ces avis se résument en une opinion très générale qui veut que les Waffen-SS ne fassent jamais de
prisonniers, qu’ils anéantissent l’adversaire quel qu’il soit. » – Rapport du Reichssicherheitshauptamt (Office central
de la sécurité du Reich), mars 1942.
Performances, esprit de corps et de sacrifice, brutalité érigée en « vertu »
cardinale, « anéantissement de l’adversaire, quel qu’il soit… » comme mode opératoire… Voilà en quelques phrases – datant d’une période où la victoire peut encore sembler accessible à l’Allemagne nationale-socialiste – parfaitement
synthétisée la place si dramatiquement singulière occupée par la « SS en armes » au cours de ce confl it.
Les Portraits des commandeurs de la Leibstandarte :
Josef « Sepp » Dietrich :
Theodor Wisch
Wilhelm Mohnke
Otto Kumm
Joachim Peiper
« Mon intention est de laisser deux divisions en Corée jusqu’à la réunification du pays par des élections
libres. Je mettrai deux divisions à la disposition de Bradley pour l’Europe et je ramènerai le reste au
Japon. J’espère que les mouvements de troupe débuteront immédiatement après Thanksgiving. »
Général Mac Arthur au président Truman, octobre 1950.
1er Bureau
Mardi 6 Juin 1944, Juno Beach
Les Canadiens débarquent à Courseulles !
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