Tenue de Campagne : Le magazine des collectionneurs de souvenirs militaires
« Tu m’as nourri longtemps du lait de ta mamelle… »
Ce vers de Joachim du Bellay, vieux de plusieurs siècles, reste d’actualité. Notre début de XXIe siècle est perclus de lois à tel point qu’il est impossible, sauf pour des spécialistes, de s’y reconnaître. Que dire du simple citoyen ?
« La chose la plus dangereuse au monde est un sous-lieutenant avec une carte et une boussole.»
De tout temps et sur tous les champs de bataille, la cartographie a eu une influence sur le déroulement des opérations militaires. En effet, la carte permet la préparation des manœuvres ou l’anticipation de celles de l’ennemi. La connaissance du terrain et du relief, des cols et passages, des chemins et autres sentiers, des possibilités de cantonnement sont des atouts considérables sur l’ennemi.
Il est devenu rare de trouver encore de nos jours des pièces du terrain provenant de la bataille de Normandie. À l’image de la ruée vers l’or dans l’Ouest américain, villages et fermes normandes ont été systématiquement écumés il y a plus de deux décennies par les chercheurs de souvenirs militaires. Par le jeu du renouvellement des générations, les pièces sauvées commencent cependant à refaire surface de manière cyclique. Ainsi, la veste de saut que nous vous présentons aujourd’hui a été récupérée entre la fin des années 70 et le début des années 80 dans une ferme du Sud de la Manche, par un ressortissant britannique qui travaillait alors en France comme vendeur d’engrais et autres produits chimiques à usage agricole, à une époque où l’agriculture biologique n’existait pas encore. C’était l’époque bénie où le collectionneur culotté n’hésitait à cheminer de ferme en ferme, posant la sempiternelle question : « Avez-vous des choses de la guerre ? ».
De la fin de la guerre de Sécession jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, l’Armée américaine a utilisé une quantité particulièrement variée de cartouches métalliques. Nous nous proposons dans les pages qui suivent de fournir au collectionneur de cartouches anciennes un petit récapitulatif des différentes munitions réglementaires américaines de 1870 à 1945, avec leurs variantes. Ne seront pas traitées ici les fabrications ou contrats civils ainsi que les essais.
Ce Travail a été réalisé en étroite collaboration avec l’Amicale du 7e Régiment de Tirailleurs Algériens, en hommage au IVe Bataillon de Marche du 7e RTA en Extrême-Orient dit « Le Victorieux » et en respectueux souvenir du colonel Marcel Galle, historien du 7e dont l’amical et bienveillant soutien nous a permis d’entreprendre et de mener à bien cette étude. L’auteur et la rédaction remercient aussi Eric Miquelon pour les informations de dernière minute qu’il a eu la gentillesse de communiquer avec célérité.
« Il semble que les Allemands soient à 50 mètres. Les mitrailleuses crépitent, moulins à café au tic-tac énervant, exaspérant. Les balles fracassent les branches des sapins avec un bruit assourdissant. Dix, vingt balles frappent la même branche, la hachent petit à petit. Des milliers de guêpes affairées circulent près de ma tête. Je suis la face contre terre, les yeux fermés sans pensée .../… Les balles passent très près de la figure. Les Allemands tirent plus bas. Entre Olivier et moi, il y a un petit sapin qui reçoit plusieurs balles par seconde : une mitrailleuse est braquée, là. Je prends mon couteau et, sans lever la tête, arrache la mousse. Je creuse un trou à hauteur de la tête. Ce travail m’essouffle. Je mets ma tête dans le trou et me repose. Comment ne sommes-nous pas tous morts, déjà ? »
Témoignage du sous-lieutenant Roger Accariès du 67e RI,
mort pour la France le 27 septembre 1916 à Bouchavesne dans la Somme.
Témoin des soubresauts de l’histoire, la Croix de guerre a connu de nombreux avatars au cours de la Seconde Guerre mondiale, mais deux de ses modèles seulement ont revêtu un caractère officiel.
La conception, à la fin de l’année 1940, des premiers uniformes tropicaux de l’Armée allemande apparaît comme l’une des conséquences directes de l’entrée prématurée de Mussolini dans la guerre et de l’ouverture d’un front contre les Britanniques, en Égypte, à partir du mois de juin de la même année. Consciente que son implication dans la stabilisation du Sud méditerranéen allait devenir inévitable dans le cadre d’une stratégie à long terme, l’Allemagne devait entamer, sitôt l’action italienne engagée, des recherches visant à développer uniformes et équipements (1). Conçue par l’Institut tropical de l’École de médecine de l’Université de Hambourg, la tenue est bien pensée, réalisée dans un tissu de treillis solide et de bonne tenue, conservant l’allure esthétique de l’uniforme allemand de l’époque.
De nos jours, la contrefaçon d’articles manufacturés en provenance d’Asie de Sud-Est a pris une ampleur extrêmement importante, touchant l’univers des produits de luxe, mais aussi des domaines particulièrement sensibles comme ceux de l’industrie pharmaceutique ou de l’aéronautique. Des sommes énormes sont investies chaque année par les industriels et les services douaniers des pays développés pour lutter contre l’invasion des marchandises illégales, qui menacent leur commerce et leurs entreprises.
La Chine, devenue « l’usine du monde » grâce au dynamisme de son industrie et au faible coût de sa main d’œuvre, occupe désormais une place prépondérante sur le marché des produits contrefaits, qui sont généralement synonymes de pacotille. Cette nation, forte d’une tradition ancienne dans le domaine de la copie, a su par le passé faire la démonstration d’un certain savoir-faire en matière de contrefaçon d’armement.
Équipée de Panzer VI Ausf. E ou Tiger, la 4. schwere SS-Panzer-Kompanie « Totenkopf » est formée à la mi-novembre 1942. Comme sa désignation l’indique, elle est rattachée à la SS-Panzer-Grenadier-Division « Totenkopf » initialement constituée avec des gardiens des camps de concentration de sinistre réputation. Contrairement aux autres unités allemandes mettant en œuvre des chars lourds, cette Tiger-Kompanie n’est pas une formation très connue du public. Les archives comme les témoignages d’anciens manquent pour en retracer le parcours exact. Le récit des combats d’un vétéran, maintenant décédé, ayant servi à bord de l’un des « lourds » de la « Totenkopf » en Union Soviétique, prend d’autant plus d’importance et de valeur sur le plan historique.
Renseignements : Caraktère - 29, boulevard Rabatau - 13008 Marseille - Tél : 04 91 41 83 03
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