Ligne de Front - 1900 / 2000 : un siècle de guerre terrestre : analyse, documents et témoignages

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Ligne de Front hors-série n°34 : 6 juin 1944 - Le Jour le plus Long

Ligne de Front Hors-série n °2

La Bataille de Normandie, un été de fer et de feu

EPUISÉ

Ligne de Front Hors-série n°2 : la Bataille de Normandie

Depuis plus de soixante ans, a t-on réellement tout écrit et tout raconté sur la bataille de Normandie et cet été 1944 qui a vu débuter la Libération progressive de notre pays par les troupes alliées ? On pourrait aisément le croire tant la littérature spécialisée est abondante. Il faut dire que l’événement est d’une ampleur militaire et d’une portée symbolique considérables. Pourtant, là comme ailleurs, les chemins de l’Histoire demeurent jalonnés de mythes, d’idées reçues ou de « vides ». Ainsi, dans l’imaginaire collectif, la perception de la bataille de Normandie est encore bien trop souvent limitée au seul débarquement du 6 juin 1944 et aux terribles images de ces GI’s de vingt ans peinant et tombant sur le sable de « Bloody Omaha », fauchés par les mitrailleuses allemandes. Et pourtant, durant presque trois mois, cette première étape de la libération de la France et de bientôt toute l’Europe occidentale allait entraîner sur le sol normand de furieux combats impliquant des centaines de milliers de soldats, aviateurs et marins venus du monde entier pour se battre et parfois mourir loin de chez eux, loin des leurs : Américains, Britanniques et Canadiens mais aussi Polonais, Belges, Hollandais, Grecs, Tchèques, Australiens ou Danois, sans oublier les Français libres, exilés volontaires depuis quatre ans du fait de leur refus de la défaite de 1940. En face, leurs adversaires seront Allemands, bien sûr, mais aussi Russes, Ukrainiens, Georgiens ou Turkmènes. La bataille allait également marquer au fer rouge les résistants français enfin sortis de l’ombre et les populations civiles tiraillées entre la joie de la liberté recouvrée et les douleurs des bombardements et d’un nouvel exode. Bien des drames allaient ainsi se tisser.


C’est pourquoi nous avons fait le choix de ne pas vous proposer un « énième » récit linéaire de la campagne de Normandie. Non, au contraire, nous vous convions à la découverte d’épisodes, d’analyses et de récits variés dans leur objet comme dans leur ton. De Cherbourg à Falaise en passant par Caen où Saint-Lô, alternant les points de vue, nous vous invitons à une immersion dans toutes les dimensions d’une bataille parmi les plus décisives de l’histoire du XXe siècle. La parole y sera largement laissée aux combattants avec de nombreux témoignages inédits mais aussi aux populations civiles prises dans la tourmente des événements et pourtant grandes oubliées d’une histoire militaire qui bouleverse les existences sans même en faire cas. Comme le résumera un jeune Normand de quatorze ans : « Tous les habitants souhaitaient une fin. Alors le débarquement fut accueilli à la fois comme un soulagement et aussi comme un grand malheur : c’était la guerre chez nous. » – Une guerre longue et terrible, dans la chaleur d’un bel été normand…

Sommaire :

Introduction

Normandie 1944 Au coeur de la Bataille

« Vous pénétrerez sur le continent européen et, conjointement avec les autres nations unies, vous entreprendrez des opérations visant le cœur de l’Allemagne et ayant pour but la destruction de ses forces armées. Vous pénétrerez sur le continent au mois de mai 1944. Après vous être assuré dans la Manche de ports convenables, vous exploiterez ce résultat en vous emparant d’une zone qui facilitera les opérations terrestres et aériennes dirigées contre l’ennemi ». –
La directive communiquée au général Dwight « Ike » Eisenhower en date du 12 mars 1944 fixe ainsi les termes généraux de l’opération « Overlord ». Il s’agira ni plus ni moins que de précipiter la chute du III. Reich par l’accomplissement de l’opération par voie maritime la plus importante et la plus complexe jamais mise sur pied dans l’histoire de l’humanité.

Chapitre 1 :

Fallschirm-jäger Les « diables verts » au combat en Normandie

Cela fait déjà quelques années que des historiens revisitent régulièrement l’histoire de la bataille de Normandie en s’intéressant à des unités dont les parcours permettent de compléter voire de modifier notre compréhension des événements. Les unités de parachutistes allemands engagées en Normandie ont rarement fait l’objet d’une étude croisée alors qu’elles ont joué un rôle central, notamment lors de la « bataille des haies ».
Rassemblées au sein du II. Fallschirm-Jäger-Korps, elles vont combattre sans interruption du 6 juin au 22 août 1944. Les « Diables Verts » vont faire preuve d’une résistance et d’une combativité remarquables, ce malgré la supériorité matérielle et la puissance de feu que les Alliés vont déployer contre eux.

Chapitre 2 :

Les FFI dans la bataille de Normandie L'exemple de la « Scama » dans la libération de Caen

Lorsque l’on évoque la difficile libération de Caen de juillet 1944, l’on se cantonne souvent à rappeler les opérations des troupes britanniques ou canadiennes, oubliant trop rapidement l’intense travail de la Résistance intérieure, notamment l’entrée en action d’une petite compagnie FFI communément appelée Compagnie Scamaroni. Au départ constituée d’une poignée de résistants sortis de la clandestinité au moment du débarquement et auxquels se sont très vite joints des hommes et des femmes de bonne volonté, cette unité va prendre une part active aux côtés des Alliés à la libération de la capitale bas-normande, avant de fournir les principaux cadres administratifs et politiques de la ville de Caen après l’été 1944. Cet article entend rendre hommage à ces hommes, ces anciens de la « Scama » presque tous tombés aujourd’hui dans l’oubli.

Chapitre 3 :

Dans l'Enfer de la Bataille des Haies Voir la Normandie...et mourir !

« J’ai croisé un Allemand qui n’avait pas encore été tué ou capturé. Tu peux me croire, beaucoup sont des gosses, mais ce sont déjà des « durs à cuire » et le plus souvent, nous ne les intimidons pas. Ils tirent à vue depuis chaque haie, depuis chaque maison et ne nous font pas de cadeau […]. Il n’y a rien de propre, rien de chevaleresque dans une guerre d’infanterie. On n’y respecte rien, et il semble bien que dès lors que l’on a tué quelques hommes, le nombre de morts et la façon de les tuer n’ait plus aucune importance… »
Albert Webb, 31 juillet 1944.

Chapitre 4 :

Chicago en Normandie Rixes, viols ... et marché noir
ou les lendemains de la libération dans le Cotentin

Dans l’inconscient collectif, l’image de la libération de la Normandie par les Alliés durant l’été 1944 est celle d’une liesse populaire doublée d’une grande allégresse. Une histoire de ces événements revue et corrigée en considération des destructions massives dues aux bombardements alliés a cependant fait l’objet de travaux universitaires qui ont permis de dénombrer les victimes normandes de l’été 1944. Il est apparu que cette stratégie avait causé la consternation de bien des Normands et que des questions sur le bien-fondé de ces frappes aveugles s’étaient plus ou moins éteintes dans le maelström de la bataille. Ces pertes civiles et matérielles ont bien sûr marqué les consciences mais il est avéré que ce ne furent pas là les seuls reproches faits aux soldats alliés. Ceux-ci ont en effet utilisé le sol normand comme un tremplin pour leur progression dans la reconquête de l’Europe occidentale. C’est surtout vrai pour l’Armée américaine qui va durablement déployer son exceptionnel potentiel logistique dans le Nord du Cotentin. Avant toute chose, il faut préciser que les plans américains conçus avant le débarquement plaçaient la capture de Cherbourg au premier plan des priorités militaires. De fait, dès le mois de juillet, les GI’s transforment la presqu’île du Cotentin en un immense dépôt de matériel à ciel ouvert où s’agglutinent leurs troupes.

Chapitre 5 :

Nunquam Retrorsum Deux volontaires canadiens dans la tourmente

Nunquam retrorsum : ne jamais reculer. Cette devise parait avoir été faite pour les Canadiens francophones des Fusiliers Mont Royal, engagés au front au cours des deux dernières guerres. A Dieppe, le 19 août 1942, ils font partie des 6000 soldats intégrés à l’opération Jubilee. Sur un effectif débarqué de 584 hommes, seuls 125 parviennent à regagner l’Angleterre. Les autres sont morts, portés disparus ou bien encore prisonniers. Le 7 juillet 1944, c’est donc une unité en grande partie reconstituée qui débarque en Normandie alors qu’autour de CAEN les affrontements sont d’une incroyable violence. Louis Ferdinand Papillon et Wilfrid Frève posent le pied en Normandie, pour la première fois de leur existence. C’est l’enfer qui les attend et dont le point culminant aura pour théâtre les fermes de Troteval et Beauvoir. Fidèles à leur engagements, Les « Mont Royal » ne reculeront pas, même au plus fort de la tourmente.

Chapitre 6 :

Français libres et français libérés dans la bataille de Normandie

En ne s’attachant qu’aux seules forces terrestres débarquées et donc en laissant de côté l’action des marins et celle des pilotes français engagés dans la Royal Air Force ou les Forces Aériennes Françaises Libres, ainsi que les parachutistes français des SAS, tentons de brosser un tableau de ce que furent les relations entre les soldats français ayant combattu hors de France – pour certains d’ailleurs depuis l’été 1940 – et les civils normands, restés le plus souvent spectateurs de leur propre Libération. Qui sont ces Français Libres qui accompagnent la plus formidable entreprise militaire de tous les temps ? Quelle est leur origine ? Quel fut leur parcours avant de fouler le sol de France, parfois pour la première fois ? Et d’ailleurs, quelle connaissance précise ont en cet été 1944 les Normands de leurs compatriotes libérateurs ? Que sait-on en métropole des ces unités françaises avant qu’elles ne débarquent ? Au final, quelle est la nature profonde, changeante selon les régions et les moments, des relations et des sentiments établis entre les libérés et leurs libérateurs ?

Chapitre 7 :

Les aigles de « Baca » ferment la poche Combats sur la côte 262 Nord

Après l’échec de l’opération allemande « Lüttich » en août et le vaste mouvement tournant réalisé par les troupes américaines au Sud, les troupes allemandes de Normandie se retrouvent quasiment encerclées dans une vaste poche. C’est aux soldats polonais du général Stanislaw Maczek, très aimé de ses hommes qui le surnomment « Baca », que revient la tache de fermer cette nasse en coupant les derniers axes de repli aux Landser.

 

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