Ligne de Front - 1900 / 2000 : un siècle de guerre terrestre : analyse, documents et témoignages

Ligne de Front - 1900 / 2000 : un siècle de guerre terrestre : analyse, documents et témoignages

Ligne de Front hors-série n°34 : 6 juin 1944 - Le Jour le plus Long

Ligne de Front Hors-série n °6

ROMMEL, vie et mort d'un maréchal

DISPONIBLE (11.50 € frais de port compris pour la France)

Ligne de Front hors-série n°6 : ROMMEL, vie et mort d'un maréchal

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Vivant de sa plume, Dominique Lormier est un journaliste réputé et un historien apprécié. Auteur de nombreux ouvrages historiques publiés chez divers grands éditeurs, dont les éditions du Rocher, Calmann-Lévy ou encore le Cherche Midi, il est aussi membre de l’Institut « Jean-Moulin ». Spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, il participe régulièrement en tant que consultant ou invité à des émissions télévisées et radiophoniques. C’est à ce titre que nous vous proposons de découvrir ses travaux biographiques dédiés à Erwin Rommel, sous la forme du 6e Hors-Série de « Ligne de Front ». Illustré de nombreuses photos d’époque, cet ouvrage de 96 pages repose sur des archives et des documents souvent inédits, y compris ceux de la famille Rommel. Il offre une biographie complète sur la vie du « Renard du désert », personnage mythique de l’histoire militaire allemande et de la Seconde Guerre mondiale. Brillant combattant de la « Der des Ders » sur les fronts français, roumain et italien, et officier innovant dans ses tactiques de combat, durant l’entre-deux-guerres, Rommel adhère aux idées nationalistes du III. Reich, devient instructeur des Hitlerjugend et assure la sécurité du Führer jusqu’à l’orée de l’année 1940. Lors de la campagne de France, la 7. Panzer-Division, qu’il commande, joue un rôle déterminant dans la défaite des Alliés, malgré la résistance acharnée des troupes françaises et britanniques. Vient ensuite l’épopée de l’Afrika-Korps dans les sables brûlants d’Afrique du Nord qui sera constitutive de la légende du « Renard du désert ». L’étude que nous vous proposons restitue le rôle déterminant joué par l’Armée italienne dans les succès de Rommel en Libye et en Égypte, replace l’importance de la bataille de Bir-Hakeim dans le rétablissement des Britanniques à El-Alamein, met en évidence le génie tactique de Rommel, sans toutefois nier les erreurs allemandes dans la conduite de la guerre en Méditerranée… Au fil du texte de Dominique Lormier, derrière le masque composé par les propagandistes, parfois avec la complaisance du modèle, apparaît un homme attaché à sa famille et à sa nation, avec ses forces et ses faiblesses, à la personnalité aussi riche que complexe.

Sommaire :

+ 1891-1918 - De la vocation militaire à l'épreuve de la guerre

À trois ans, Erwin Rommel est un enfant frêle, pâle et délicat. Sa sœur l’a surnommé « l’ours blanc » à cause de la pâleur de son teint et de la blondeur de ses cheveux. La vie est fort douce à Heindenheim et les enfants Rommel sont heureux d’y vivre. Ils passent leurs journées à courir librement dans le jardin ou à se promener dans les vieilles rues de la cité. Erwin se montre gentil et docile. Petit pour son âge, il parle lentement et toujours après avoir réfléchi. Son père lui enseigne l’amour de la nature grâce à des balades en forêt...

+ 1918-1939 - De la défaite à la campagne de Pologne

En janvier 1918, à sa grande déception, Rommel est affecté à l’état-major de l’Armée sur le front français. Le commandement estime qu’un officier de sa valeur sera utile à ce poste, lequel exige des hommes ayant une solide expérience du combat, afin de préparer le mieux possible les opérations futures. Depuis la défection de la Russie, l’Armée allemande peut engager presque toutes ses forces à l’Ouest. Le vieux maréchal Paul von Hindenburg et le général Erich von Ludendorff veulent régler le sort de la France avant l’arrivée massive des troupes américaines. Au début de l’année 1918, l’Armée allemande compte 152 divisions sur le front ouest contre 170 alliées. La fin de la guerre à l’Est permet de libérer une quarantaine de divisions. Cette supériorité inespérée pousse l’Allemagne à l’offensive à outrance. Les méthodes d’attaque de Rommel ont retenu l’attention du haut commandement. Des troupes d’assaut, les stroßtruppen, sont formés au sein des divisions d’infanterie, sur le modèle du bataillon du Wurtemberg.

+ 1940 - « Blitzkrieg » en France

En février 1940, Rommel prend le commandement de la 7. Panzer-Division, l’une des quatre divisions blindées formées à partir des Leichten-Divisionen (division légères) de la campagne de Pologne. C’est à Godesberg-am-Rhein, où sa nouvelle unité est positionnée, qu’il vient prendre la suite du général Stumme. C’est en menant cette division au combat à travers les Ardennes et lors de la campagne de France qu’Erwin Rommel va faire son entrée dans la « légende » des troupes blindées.

+ 1941 - Tobrouk, le « Renard du Désert »

L’entrée en guerre de Mussolini, le 10 juin 1940, contre la France et la Grande-Bretagne ouvre un nouveau théâtre d’opérations en Méditerranée. Le maréchal Rodolfo Graziani prend le commandement des troupes italiennes en Libye durant l’été, suite à la mort accidentelle du maréchal Italo Balbo, le 26 juin. Pressé par Mussolini, il lance le 11 septembre une offensive contre l’Égypte qui s’essouffle rapidement du fait des limites matérielles de son armée. Les 80 000 soldats italiens, participant aux opérations, ne sont appuyés que par 120 chars légers de médiocre qualité, alors que les 36 000 Britanniques peuvent compter sur 220 chars. « Toutefois, écrit le chercheur en Histoire David Zambon, nous gardons une fausse image de ce début de campagne africaine. En réalité, l’action menée par Graziani fut parfaitement coordonnée. La maîtrise du ciel joua alors un grand rôle et bien que les Anglais n’eussent que peu de fois accepté le combat, les gains territoriaux furent non négligeables pour des pertes minimes et seulement quelques jours de combat. » Après une progression de 120 kilomètres, les Italiens s’emparent de Sidi Barrani. Ils s’y fortifient en attendant des renforts, notamment en chars.

+ 1942 - Bir Hakeim, le riomphe « volé »

Mai 1942, l’Axe lance la gigantesque offensive qui doit lui donner la victoire. Hitler trace lui-même le plan grandiose qui prévoit à terme la prise de Moscou et l’entrée à Bakou, tandis qu’en Afrique du Nord son objectif est la mainmise sur le canal de Suez. Vainqueurs du Caucase et soldats de l’Afrika-Korps ont rendez-vous au Proche-Orient. Le Führer prescrit au maréchal von Bock et au général Rommel de surtout rechercher la destruction des forces adverses. Si une défense élastique permet aux soldats soviétiques de se rétablir sur la Volga et de briser le rêve allemand à Stalingrad, en revanche, la défense rigide de la 8th Army britannique fait le jeu de Rommel. « Il fallut, écrit le général Saint-Hillier, qu’un grain de sable enrayât l’avance italo-allemande qui n’atteignit El-Alamein qu’après l’arrivée des divisions britanniques fraîches : le grain de sable s’appelait Bir Hakeim. »

+ 1942-1943 - El-Alamein : Tunisie, les adieux africains

Le 20 juin 1942, les forces italo-allemandes se trouvent de nouveau aux portes de Tobrouk. Sans avoir attendu des renforts, Rommel décide d’investir la forteresse, alors défendue par 35 000 hommes, appartenant à la 2nd South-African Division, à la 29th Indian Brigade, à la 201st Guards Brigade ainsi qu’à la 32nd Army Tank Brigade. Rommel a confié le déroulement de l’opération à un brillant et distingué général italien, Enea Navarrini. La division blindée italienne « Littorio » du général Bitossi, nouvelle venue en Afrique, les divisions « Ariete » et « Trieste » et la 15. Panzer-Division – soit moins de 30 000 soldats, dont 20 000 italiens – s’élancent à l’assaut, à l’aube du 20, contre les positions fortifiées de Tobrouk. Malgré l’équilibre des forces, la résistance britannique s’effondre en quelques heures. Le lendemain même, à 9h40, le plus jeune général du Commonwealth (il n’a que 40 ans), Hendrik Klopper, se rend avec l’ensemble de la garnison. Les vainqueurs capturent 33 000 hommes, 2 000 véhicules en état de marche, 2 000 tonnes d’essence ainsi que 5 000 tonnes de vivres.

+ 1943-1944 - La chute d'un maréchal

Après avoir revu son fils Manfred et se femme en mars 1943, Rommel se rend en avril à l’hôpital de Semmering, où il doit suivre un long traitement. Outre la fatigue, il souffre de divers troubles abdominaux, circulatoires et aussi de rhumatismes. La défaite prévisible d’Afrique est un terrible coup pour lui. Il ne peut accepter le fait que ses soldats soient sacrifiés inutilement en Tunisie.

 

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